La fabrique de vitraux

Mesnil vitrailLa fabrique de vitraux peints est née de la passion de Jules Leclercq. Gabriel Boniface Bazin  construira de 1845 à 1846 l’atelier de verrerie en bordure de la route départementale. Ces bâtiments existent toujours et sont occupés encore maintenant par un ancien brocanteur (Brocante de la verrerie).

Jules Leclercq en assurera la direction et la conception des cartons de 1846 à 1855, date à laquelle il décédera, étant malheureusement de santé précaire. A partir de 1855, Gabriel Boniface Bazin assure lui-même la direction de la verrerie et confie les dessins des cartons à plusieurs artistes verriers de renommée de l’époque.

Après la mort de Gabriel Boniface Bazin,  Ludovic Latteux, son neveu reprend et développe l’activité de 1862 à 1890. Spécialisée dans les vitraux d’église, l’atelier « Latteux-Bazin Maîtres Verriers » (Stéphane Bazin) sera le deuxième plus important de France, après celui de Charles Champigneulle de Bar Le Duc (Meuse) qui comptait 120 employés. L’atelier du Mesnil comptera 60 salariés en 1878, année ou les Maîtres Verriers participent à l’Exposition Universelle en tant que tels.

Bien que peu mécanisé, l’atelier utilisait une machine à vapeur développant 2cv, faisant mouvoir le moulin à émaux, la machine à dépolir et le laminoir. La production de vitraux de l’époque était la plus conséquente de France en rapport avec le nombre d’employés, soit de 2500m² /an.

Ces critères de productivité ont sans doute été à l’origine d’une grosse commande pour la cathédrale de Pékin. Malheureusement ces vitraux n’ont jamais été montés, les ouvriers du Mesnil ayant refusé de faire le déplacement. Les vitraux seraient toujours en caisse dans un entrepôt de la capitale chinoise.

La clientèle, plus locale, s’étendait vraisemblablement de la Belgique et l’Allemagne (aux dires de certains, mais à vérifier), à coup sûr du département du Nord à celui de l’Ardèche, l’inventaire ci-après, basé au départ sur celui du ministère de la culture, est en constant changement, les recherches montrant de nouveaux vitraux dans des secteurs géographiques divers.

Ludovic Latteux continuera seul après la mort de Stéphane Bazin son cousin et fils de Gabriel Boniface. Mais, faute de commandes, la verrerie fermera en 1906.

Après le décès de Ludovic Latteux en 1912, le domaine reviendra à son fils Armand. Il passera ensuite à la famille Bouthor / Treca et commencera à être morcelé (Château, Verrerie, Ferme…)

Les cartons des vitraux fabriqués par l’atelier Latteux/Bazin seront alors récupérés par un autre atelier situé à Amiens : celui de Claude Barre, qui les a toujours en sa possession à cette date.

Un inventaire a été commencé par mes soins, (voir Album Vitraux Latteux-Bazin).

Je remercie d'avance toute personne ayant connaissance de nouveaux vitraux de prendre contact avec moi, par l'intermédiaire de ce site, afin me faire parvenir les photos et descriptions.

 

Date de dernière mise à jour : 24/11/2015